La réflexologie dans l’Histoire

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Bien que l’origine ne soit pas connue avec certitude, nous savons qu’elle existait dans une époque aussi lointaine que l’an 2330 av. J.-C.. Cette illustration découverte dans la sépulture du médecin Ankmahor à Saqqara en Égypte, nous informe qu’il pratiquait la réflexologie des pieds et des mains à cette époque.

Egyptian reflexology treatment

Egyptian reflexology treatment

La réflexologie plonge ses racines dans de nombreuses civilisations. En Inde et dans certaines régions d’Afrique, la valeur thérapeutique de la réflexologie est reconnue depuis longtemps.
Dans l’ancienne Grèce, Hippocrate (v 460-377 av. J.C.), le père de la médecine, avait compris la valeur du massage et l’enseignait à ses élèves.
Quelques-uns supposent que le massage existe depuis des millénaires et que déjà, 22 000 ans avant Jésus-Christ, les Atlantes pratiquaient la réflexologie.
Il semblerait même que la réflexologie vit le jour avant l’acupuncture il y a plus de 5 000 ans. Enfin, on corrobore ces dires sur le fait que la réflexologie repose sur un certain nombre de principes fondamentaux de la philosophie orientale, qui est l’attribution de la bonne santé à la libre circulation de l’énergie – le chi – dans l’organisme.  Elle emprunte des voies ou méridiens, descendant vers les pieds, les mains, et sur lesquels on agit en exerçant une pression sur des points essentiels pour garantir un flux énergétique harmonieux. C’est à cette époque que La méthode d’observation des orteils s’intègre à un texte médical, qui confirme l’intérêt manifesté pour le pied dans ses rapports avec l’état de santé général. Environ 3000 ans plus tard, un médecin chinois rédigea « Le Tao du milieu du pied » ouvrage qui étudiait et érigeait en doctrine l’antique enseignement de la méthode d’examen du pied.

Chronologie de la réflexologie à partir du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui

En 1582, deux éminents physiciens de Leipzig, le Dr Adamus et le Dr Atatis, publient un ouvrage consacré à la thérapie localisée.
Pehr-Henrik
En 1834, Pehr Henrik (1776-1839) Ling, un suédois note que les douleurs venant de certains organes étaient reflétées dans des zones de la peau très éloignées de ces organes.
En 1871, Georges Taylor, docteur en médecine de la ville de New-York, écrit un livre de 800 pages sur le massage et ses effets sur le système circulatoire.
En 1873, le docteur Frances Holmes parle de friction pour soulager la douleur.


Vladimir-M.-Behterev
En 1886, en Russie, Ivan Petrovitch Pavlov (1849-1936), prix Nobel, démontra qu’on pouvait conditionner les organes internes des chiens à réagir à certains stimuli. Ceci conduisit le corps médical russe du début du XXe siècle à établir l’hypothèse selon laquelle des stimuli extérieurs influent sur la santé. Cette approche prit le nom de « réflexothérapie », terme inventé par Vladimir  Mikhailovich Behterev (1857-1957), il utilisa des méthodes expérimentales de réflexologie sur des animaux, puis sur des hommes.


Photo-Kirlian-main
Les Russes, avec les photographies du couple Kirlian, prouvent le concept chinois d’une énergie vitale circulant à travers le corps sur des parcours bien définis appelés méridiens.  Cette énergie fait surface sur la peau à plus de 700 points différents.
En 1893, le neurologue anglais, Sir Henry Head (1861-1940) publie le résultat de ses recherches, qui confirment l’existence d’une relation directe entre la pression exercée sur la peau et son action sur les organes internes. Près de cette même époque, les étudiants de Sir Henry Head trouvent des zones réflexes pour anesthésier.


Ivan-Petrovitch-Pavlov
En 1904, Le russe Ivan Petrovitch Pavlov reçoit le prix Nobel pour avoir démontré la relation directe entre stimuli et réflexes.
En 1917, le docteur William Fitzgerald (1872-1942) du Connecticut, spécialiste pour le nez, les oreilles et la gorge, découvre l’existence des dix zones de communication traversant verticalement le corps et la tête jusqu’à l’extrémité des doigts et des orteils.
Il s’aperçoit qu’en pressant sur certaines zones, il peut se passer de cocaïne pour anesthésier. Cela tomba en désuétude lorsque médicaments et modes opératoires chirurgicaux modernes prirent le relais.

Edwin F. Bowers, médecin de New-York observe les techniques de Fitzgerald. Il est convaincu de l’importance de cette méthode et écrit un article qui lance la réflexologie en Amérique.
Georges Starr White, médecin de Los-Angeles pratique avec grand succès la réflexothérapie.


Joe-Shelby-Riley
Dans les années trente, un autre médecin américain Joe Shelby Riley, assistant du Dr Fitzgerald, poursuit les travaux de réflexologie.

Eunice-Ingham
C’est Eunice Ingham (1889-1974), une physiothérapeute américaine, étudiante du Dr Shelby-Riley et assistante de Dr Fitzgerald, qui mit au point au début des années 1930, à partir des découvertes du médecin, la réflexologie telle qu’on la connaît aujourd’hui. Elle est l’auteure du premier traité de réflexologie moderne qui propose une cartographie des mains et des pieds comme parfait reflet du corps.
Elle a donné des séminaires partout en Amérique du Nord et c’est en 1973 qu’elle fonde la première école de réflexologie, le National Institute of Reflexology, dorénavant dirigé par Nancy et Dwight Byers, neveu d’Eunice Ingham. Ceux-ci transmettent l’enseignement reçu dans plusieurs pays du monde dont le Canada, sous la bannière de l’International Institute of Reflexology.

Paul-Nogier
En 1950, le français Dr Paul Nogier (1908-1996) élabora une thèse selon laquelle la forme de l’oreille correspondrait à celle d’un « fœtus inversé ». Selon cette théorie, exposée dans un livre publié en 1972, l’oreille contient donc une représentation du corps humain. Paul Nogier en déduit l’existence de points auriculaires correspondant aux organes ainsi localisés. Il créé l’auriculothérapie.
D’autres auteur(e)s plus près de nous, comme Pierre-Louis Gagnieux et Madeleine Turgeon continuent l’enseignement de nos prédécesseurs et travaillent à l’expansion de cette thérapie.

source: http://www.anrq.qc.ca/histoire.html

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